micro-expo / n° 2

Ce qui me lie aux autres humains ? Question très intéressante. La schizophrénie est une maladie du lien. Maladie du lien perdu avec les autres, justement. Lien avec les autres qui est devenu aliénant jusqu’à se rompre. Ce qui lie aux autres c’est le désir, l’envie, l’amour, le sexe, les luttes, les combats que l’on mène ensemble, les associations citoyennes de défense des droits humains. Les hobbies, les passions, le sport, les croyances, les non croyances, l’athéisme, la « religion », religaere en latin. La mort, la maladie, les difficultés de la vie que l’on essaye de surmonter ensemble. L’Art, la beauté, la philosophie, la spiritualité, les émotions, les sentiments. La haine, le mépris, le racisme, l’intolérance et le fanatisme peuvent aussi lier les personnes . La schizophrénie fait perdre le lien aux autres. Il s’agit alors de créer de nouveaux liens de créer une nouvelle histoire, une nouvelle aventure. Dés la naissance, nos liens sont sans cesse renouvelés, tel le cordon ombilical qui est tranché. Le lien avec la mère qui se transforme. D’autres liens avec d’autres personnes viennent se greffer autour de l’enfant. Bref, vive les liens ! Sauf les liens aliénants. – JU sur Facebook.

2019-03-11 µexpo2

La micro-expo au Chimère Café

Le grand chaos qui nous entoure ne fait plus le doux bruit de la mer mais celui d’un tsunami. La simplicité d’une époque s’oppose à cette complexité incontrôlable qui, aujourd’hui, semble rendre toute chose impossible. Point de non retour ? Pour ne pas accepter la fatalité. Juste s’asseoir pour boire un café à la Chimère … même si c’est pour la dernière fois.

Le tiers-espace pose le redoutable problème de l’identification et de la quantification, de sorte que l’on puisse dépasser le diagnostic un peu rapide du lieu physique (ou virtuel) de la rencontres entre personnes et des compétences variées qui n’ont pas forcément vocation à se croiser.


L’oeuvre serait alors de ne rien produire d’autre que du lien.Face à cette perspective, j’ai préféré laisser une trace quasi insignifiante (mais évolutive, progressive et invasive) dans ce lieu.


J’ai appelé ça la µexpo … J’espère qu’elle vous plaira. 

STAR I

Il y a une cinquantaine d’années, quand j’étais petit, papa à cause de son travail d’entrepreneur du BTP rentrait souvent très tard le soir. Je l’attendais pour aller me coucher. Il m’attrapait sous le bras et me jetait dans le lit. Puis simulant le démarrage d’une fusée en allumant son briquet, il me propulsait dans l’espace pour la nuit.

Je m’imaginais alors dans un vaisseau spatial, essayant d’inventer des systèmes suffisamment pérennes pour voyager longtemps entre les étoiles, allongé dans mon lit-fusée, bien calfeutré sous les couvertures.

Le ravitaillement en nourriture était assuré, par exemple, par le distributeur de pizza.

Ensuite  …  je me rêvais astronaute.

#SaisonEtoiles

« Ich weiss jetzt was kein Engel weiss »

A l’apparition de l’ange, au début des années 1980, j’ai choisi le pseudonyme de phase3 pour (entre autre) graffiter dans les rues de Grenoble. Parce que j’ai choisi une autre route, au fil des années, phase3 est devenu pour moi une sorte de double transcendé.  C’est toujours ma signature quand je peins.

«  Je sais maintenant ce qu’aucun ange ne sait »

Mucilinda & l’éveil de phase3

phase3 méditait, la sixième semaine après l’Éveil, assis sous un arbre, au bord d’un lac. Un violent orage éclata et la pluie fit peu à peu monter dangereusement les eaux. Le cobra Mucilinda, le roi des nâgas, sortit du lac, enroula ses anneaux sous le corps du bouddha et déploya ses capuchons heptacéphales en éventail au-dessus de lui pour le protéger de la pluie durant tout le temps que dura l’orage. phase3, perdu dans sa méditation, les yeux clos, resta dans cette position jusqu’à la fin de l’orage, ignorant tout du danger qui le guettait.