1984 xxx DEUS IRAE

En novembre 2014, avec ma copine du moment, je présentai une performance intitulée « DEUS IRAE » à l’école des Beaux-Arts où j’étais étudiant en troisième année.

Dans un espace sonore assez violent et bruitiste, les spectateurs se tenaient autour d’une grande bande de papier blanc. A un bout, un statuaire noir assez destroy représentait une sorte de machine déglinguée. Juste devant, un bloc de béton, noir aussi, était frappé d’une croix inclinée en X et d’une flèche en forme d’éclair.

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Habillé de manière très straight, façon dandy hi-tech, et après quelques gesticulations et poses rituelles dans l’espace cadencé par des raies de lumière issues de diapositives …

… je commençai à me percer une veine du bras à l’aide d’un cathéter.

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Je me déplaçai ensuite sur le ruban de papier où goûtait mon sang en un clip-clap audible par la foule (la bande son ayant été arrêtée).
A la reprise du vacarmes des haut-parleurs, je projetai de l’essence sur le papier ainsi maculé des petites taches rouges de mes goûtes de sang et enflammai le liquide.
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La fumée envahit la salle de l’école. Une partie du public en sortait en toussant. Une autre, j’imagine à cause d’un effet de sidération, attendait la suite. (Avec mon amie, nous portions alors chacun un masque à gaz).

Là se produisit une chose inattendue:  Les gouttes de sang coagulées par les flammes avaient créé de petites hosties brunes.

Je les distribuai alors aux spectateurs encore présents en disant :
« Ceci est mon sang ! »